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L'adhésion à l'OMC approfondit la pénétration impérialiste - La Chine secouée par des manifestations ouvrières - Défense des acquis de la Révolution de 1949 ! (2002) (Part 1)

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L'adhésion à l'OMC approfondit la pénétration impérialiste
La Chine secouée par des manifestations ouvrières
Défense des acquis de la Révolution de 1949 !
Nous reproduisons ci-après une traduction légèrement adaptée d’un article publié dans Workers Vanguard (17 et 31 mai 2002), journal de nos camarades américains.
Reproduit du Bolchévik n° 160 (été 2002) et n° 161 (automne 2002).
En mars dernier, le cœur industriel de la Chine a connu les plus importantes manifestations ouvrières depuis 1989. Il y a treize ans, la classe ouvrière, mécontente de l'inflation et de la corruption généralisées qu’apportaient les « réformes de marché » du régime du Parti communiste chinois (PCC), avait fait massivement irruption dans les manifestations initialement étudiantes centrées sur la place Tiananmen ; elle mettait ainsi à l'ordre du jour la possibilité d'une révolution politique pour balayer la bureaucratie stalinienne. Ces dernières années, des millions d'ouvriers ont été jetés dans la lutte quand les industries étatisées qui forment le cœur des fondations collectivisées de l'Etat ouvrier déformé chinois se sont retrouvées dans le collimateur des « réformes de marché ». Ces luttes, qui s'étendent aux « zones économiques spéciales » (ZES) capitalistes et aux régions paysannes de l'intérieur du pays, sont amenées à s'intensifier au fur et à mesure que l'adhésion de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ouvre la porte à une pénétration impérialiste plus profonde, menaçant par là même les conditions d'existence de millions d'ouvriers et de paysans.
La vague actuelle de manifestations de masse représente une résistance spontanée de la classe ouvrière chinoise aux conséquences funestes de la course accélérée vers la restauration capitaliste, au nom des « réformes de marché ». Ce qui est en jeu, c'est la défense des acquis sociaux de la Révolution chinoise de 1949, qui a renversé la bourgeoisie chinoise, libéré le pays du joug impérialiste et établi un Etat ouvrier basé sur une économie planifiée et collectivisée.
Des manifestations ont éclaté le 1er mars dans les champs pétrolifères de Daqing, dans la province du Heilongjiang, dans le nord-est du pays. Pendant plus de deux semaines, les ouvriers organisaient tous les jours des manifestations contre les coupes sombres dans les retraites, les soins médicaux et les subventions pour le fioul domestique. Quand ces champs pétrolifères ont été mis en exploitation, au début des années 1960, les ouvriers de Daqing étaient considérés comme des héros de la campagne d'industrialisation de la Chine. Les ouvriers qui travaillaient dans ce genre d'industries d'Etat bénéficiaient du « bol de riz en fer », la garantie du logement, de l'éducation, des soins médicaux et des retraites. Mais avec le quasi-épuisement des gisements, plus de 80 000 ouvriers ont été licenciés au cours des trois dernières années. Quand les autorités ont exigé que les ouvriers restituent la plus grande partie de leurs indemnités de licenciement pour payer une prime d'assurance destinée à financer les soins médicaux et les retraites, cela a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ; les manifestations se sont rapidement étendues à des champs pétrolifères éloignés, comme ceux de la province du Xinjiang, à la frontière de l'Asie centrale.
« Les cadres touchent des avantages substantiels, et nous, rien », expliquait un ouvrier. Les autorités ont tenté de discréditer les ouvriers en prétendant que les manifestations avaient été infiltrées par les réactionnaires du mouvement Falun Gong. Finalement, la police anti-émeute et des unités de la Police populaire armée – une force mise sur pied au milieu des années 1980 pour réprimer l'agitation sociale croissante – ont été mobilisées depuis les villes environnantes pour mater les manifestations.
Un rapport officiel publié par Pékin le 29 avril, et intitulé « Travail et sécurité sociale en Chine », déclare qu'entre 1998 et 2001, plus de 25 millions d'ouvriers ont été licenciés par les entreprises d'Etat (la Banque mondiale avance le chiffre de 36 millions). Ces licenciements sont le résultat des mesures prises par le régime pour « réformer », fermer ou privatiser les usines jugées « inefficaces » selon les standards du marché capitaliste mondial. Dans un article sur les manifestations de Daqing, le Far Eastern Economic Review (4 avril) écrit que « depuis 1998, les licenciements ont provoqué des dizaines de milliers de conflits similaires, mais plus petits. Terrifié à l'idée que ces conflits puissent se transformer en un mouvement à l'échelle du pays, le gouvernement s'est employé à réprimer la dissidence et à empêcher les groupes protestataires des différentes villes et provinces d'établir des liens entre eux. »
Ce qu’il y a derrière les craintes du régime, on a pu le voir dans la ville de Liaoyang, où les manifestations ont coïncidé avec celles de Daqing, plusieurs centaines de kilomètres plus au nord. Des ouvriers de l'usine métallurgique des Ferro-alliages de Liaoyang, qui avait fermé ses portes, organisaient chaque jour des manifestations pour exiger le paiement des retraites et des arriérés de salaire qui leur étaient dus. Ils exigeaient aussi l'arrestation des dirigeants de l'usine, qui avaient vendu l'équipement de l'usine et empoché l'argent. Comme dans la plupart des manifestations récentes, ceux qui défilaient à Liaoyang étaient principalement des ouvriers licenciés et des retraités. Mais les rangs des manifestants ont grossi ; ils ont été rejoints par 30 000 ouvriers venus de 20 usines de la région. Un ouvrier de l'Usine chimique de Liaoyang expliquait que « cette action n'est pas organisée ; beaucoup d'ouvriers d'autres usines nous ont rejoints uniquement parce qu'ils ont les mêmes problèmes que l'usine de Ferro-alliages ».
La police, craignant de ne plus pouvoir contenir les manifestations, a arrêté quatre dirigeants ouvriers et, le 20 mars, elle a évacué plusieurs centaines de manifestants de l'enceinte de l'hôtel de ville, où ils s'étaient rassemblés pour remettre une pétition. Selon les témoins, des responsables essayaient également de désamorcer la situation en versant aux ouvriers la moitié de leurs arriérés de salaires et en annonçant qu'ils paieraient bientôt une partie des allocations chômage et des retraites. Mais les ouvriers disent qu'il ne s'agit là que d'une petite partie de ce qui leur est dû.
Les manifestations ont atteint la capitale le 27 mars, quand environ 200 retraités de l'automobile ont organisé une manifestation spectaculaire devant les Ateliers d'automobiles et de motocyclettes de Pékin, bloquant pendant plusieurs heures la circulation sur une des principales artères de la capitale. Ces retraités exigeaient que leur soient versés des arriérés de retraites, et protestaient contre le vol de la propriété de l'Etat par les cadres des entreprises. Des actions similaires se sont multipliées dans toute la Chine. En avril, les mineurs de charbon de la province de Liaoning ont bloqué à plusieurs reprises des lignes de chemin de fer pour protester contre des licenciements. Dans le sud-ouest de la Chine, un millier de métallos retraités, dont une majorité de femmes, ont bloqué deux autoroutes devant l'Usine sidérurgique de Guiyang, une entreprise d'Etat, pour protester contre le montant dérisoire de leurs retraites. Et début mai, les manifestations de protestation reprenaient à Liaoyang pour exiger la libération des quatre dirigeants ouvriers emprisonnés ; des affiches ont fait leur apparition dans des foyers pour travailleurs de Liaoyang, réclamant des enquêtes sur des cadres corrompus de l'usine.
Défense de la Chine contre la contre-révolution capitaliste !
La Révolution de 1949, malgré de profondes déformations bureaucratiques, a été une révolution sociale d'importance historique mondiale. Des centaines de millions de paysans se soulevèrent et prirent possession de la terre sur laquelle leurs ancêtres subissaient depuis des temps immémoriaux une exploitation cruelle. Le pouvoir des seigneurs de la guerre sanguinaires, des usuriers, des propriétaires terriens rapaces et de la bourgeoisie chinoise mesquine fut détruit. La révolution permit aux femmes des avancées gigantesques par rapport à leur misérable statut antérieur, symbolisé par la pratique barbare du bandage des pieds. Une nation qui avait été depuis un siècle ravagée et divisée par les puissances étrangères était unifiée et libérée du joug impérialiste.
Dans les années 1950, la République populaire de Chine instaura une économie socialisée et centralement planifiée – sur le modèle de l'Union soviétique et avec l'aide de celle-ci –, et l'agriculture fut collectivisée. L'économie socialisée était protégée par un monopole d'Etat du commerce extérieur, pour éviter qu’elle soit sapée par les importations bon marché depuis des pays capitalistes-impérialistes bien plus développés. En particulier pour les femmes, obtenir un emploi dans l'industrie d'Etat représentait un progrès tellement immense par rapport au mode de vie ancien que les familles organisaient souvent de grandes fêtes pour célébrer l'embauche d'un de leurs membres.
Cependant, la Révolution de 1949 était déformée dès l'origine, sous la férule du régime du PCC de Mao Zedong, qui représentait une caste bureaucratique nationaliste au sommet de l'économie collectivisée. Le régime de Mao, modelé sur la bureaucratie stalinienne en URSS, prêchait l'idée profondément antimarxiste que le socialisme – une société sans classes et égalitaire, basée sur l'abondance matérielle – pourrait être construit dans un seul pays. En pratique, le « socialisme dans un seul pays » signifiait l'opposition à la perspective de la révolution ouvrière dans le reste du monde et une politique de conciliation vis-à-vis de l'impérialisme mondial.
Le rôle fondamental de la bureaucratie de Pékin est de servir de courroie de transmission des pressions sur l’Etat ouvrier qu’exerce le marché mondial dominé par l'impérialisme. Le caractère fragile et contradictoire de cette caste bureaucratique se manifeste dans le fait que, face à l'agitation ouvrière, le régime actuel fait souvent marche arrière sur certaines de ses « réformes » économiques, et juge occasionnellement certains des siens pour corruption, quelquefois avec une exécution à la clé.
La récente vague de manifestations a inquiété non seulement le régime de Pékin mais aussi les cercles dirigeants américains, qui caressent l'espoir d'une restauration du capitalisme à froid, « par en haut ». C'est ainsi qu'on pouvait lire ce qui suit dans un article publié dans l'influent magazine américain Business Week (8 avril), et intitulé « Les ouvriers de la Chine en colère » : « Le temps ne joue pas en faveur de Pékin. Le gouvernement ne peut pas se permettre de verser ad vitam aeternam des aides sociales aux chômeurs et aux ouvriers mécontents des industries obsolètes. Beaucoup de ceux-là ont la quarantaine et n'ont aucun espoir de trouver un nouvel emploi dans leur province. Et le cycle de fermetures d'usines et de licenciements ne va faire que s'accélérer maintenant que la Chine est membre de l'Organisation mondiale du commerce et que son secteur industriel décrépit est directement confronté à la concurrence étrangère. » L'article déplore qu'alors même que le tourisme, les télécommunications et d'autres secteurs de l'économie sont ouverts aux investissements étrangers, « les manifestations forcent Pékin à ralentir la restructuration industrielle » pour tenter de préserver la stabilité sociale.
A sa manière, Business Week reconnaît certaines vérités fondamentales sur ce qu'est aujourd'hui la République populaire de Chine. Premièrement, la campagne pour restaurer le capitalisme rencontre une forte résistance de la classe ouvrière. Deuxièmement, la peur de l'agitation sociale freine les tendances restaurationnistes au sein de la bureaucratie au pouvoir.
L'impérialisme américain est déterminé à détruire la Révolution de 1949 d'une manière ou d'une autre et à réduire à nouveau la Chine à un statut d'asservissement semi-colonial. A cette fin, la classe dirigeante américaine combine l'exploitation des ouvertures économiques offertes par Pékin et l'accroissement de la pression militaire. Le Pentagone a récemment augmenté son aide militaire à Taïwan, un Etat capitaliste maintenu depuis plus d'un demi-siècle comme bastion anticommuniste. Les Etats-Unis, en résultat de leur guerre contre l'Afghanistan, ont accru leur présence militaire dans les territoires asiatiques entourant la Chine, au nom de la « guerre planétaire contre le terrorisme ». Ceci s'ajoute à plus de 80 000 soldats stationnés en Corée du Sud et au Japon, qui constituent une épée de Damoclès visant les Etats ouvriers déformés chinois, nord-coréen et vietnamien. Bush met en œuvre son projet de système de « défense antimissiles » pour faciliter une première frappe nucléaire contre la Chine, qui possède un arsenal limité mais efficace d'armes nucléaires à longue portée. La provocation de l'avion-espion américain qui s'est déroulée l'année dernière est emblématique du bellicisme américain envers la Chine, et elle a provoqué dans la population chinoise une vague de colère contre l'impérialisme US.
La Ligue communiste internationale se prononce pour la défense militaire inconditionnelle de l'Etat ouvrier déformé chinois contre l'impérialisme et la contre-révolution capitaliste. C'est au prolétariat chinois qu'il incombe de balayer la bureaucratie stalinienne, qui a gravement sapé le système de propriété nationalisée hérité de la Révolution de 1949. Comme nous l'écrivions dans un article intitulé « Révolte des mineurs chinois contre les "réformes de marché" » (le Bolchévik n° 153, été 2000), écrit après la révolte de 20 000 mineurs et de leurs familles dans le nord-est de la Chine :
« La bureaucratie qui pave la voie à la contre-révolution capitaliste prépare simultanément le terrain à une nouvelle explosion révolutionnaire prolétarienne – non pas une révolution sociale qui renverserait les bases économiques de la société, comme en 1949, mais une révolution politique pour chasser l'oligarchie dirigeante parasite et placer le pouvoir politique entre les mains de conseils (soviets) d'ouvriers, de paysans et de soldats. La tâche urgente à laquelle le prolétariat est confronté est de construire un parti léniniste-trotskyste, partie intégrante d'une Quatrième Internationale trotskyste reforgée, pour préparer et diriger cette révolution politique à la tête des masses et canaliser les luttes ouvrières spontanées et localisées vers la prise du pouvoir politique. »
Bolchévisme contre stalinisme
Dans un article perspicace publié dans la revue Nation (4 mars), Jiang Xueqin, qui a passé plusieurs mois à parcourir la Chine, écrit que « contrairement à l'idée répandue en Occident que les Chinois ordinaires profitent du marché libre, les Chinois estiment que leur gouvernement et l'élite de la nation complotent pour les vendre pour une bouchée de pain aux impérialistes, c'est-à-dire aux Américains. La frustration engendrée par la politique économique du gouvernement est maintenant inextricablement mêlée à un sentiment anti-occidental qui se développe rapidement. » Jiang note également que feu Mao Zedong est une figure « de plus en plus populaire ». De fait, les manifestants qui défilaient en avril à Liaoyang brandissaient des portraits de Mao, comme l'avaient fait les ouvriers sur la place Tiananmen en 1989.
L'époque de Mao peut assurément apparaître comme égalitaire comparée à aujourd'hui, où des cadres dirigeants dépensent l'équivalent du revenu annuel d'un ouvrier retraité pour un banquet avec des businessmen de Hongkong ou d'Amérique. La Révolution de 1949 est un souvenir vivant pour les familles chinoises, qui ont presque toutes des parents ou des grands-parents ayant connu la meurtrière occupation japonaise et la guerre civile contre le régime haï du Guomindang de Chiang Kai-shek (Tchang-Kaï-chek), qui était soutenu par l'impérialisme américain.
Mais il est vital de comprendre le caractère antiprolétarien du régime du PCC de Mao. La Révolution chinoise était fondamentalement différente de la révolution d'Octobre 1917 en Russie, qui avait été accomplie par un prolétariat conscient, sous la direction du Parti bolchévique de Lénine et Trotsky. La révolution d'Octobre avait instauré un gouvernement basé sur la démocratie prolétarienne – le pouvoir des soviets (conseils) d'ouvriers, de paysans et de soldats. Les bolchéviks voyaient la révolution dans la Russie arriérée comme le premier pas d'une révolution socialiste mondiale, particulièrement dans les pays capitalistes avancés.
Cependant, la défaite en 1923 de la Révolution allemande tant attendue démoralisa la classe ouvrière soviétique, qui avait été décimée par la destruction de l'industrie et de l'infrastructure qu’avaient provoquée la Première Guerre mondiale et la guerre civile sanglante de 1918-1920. Avec la fin de la guerre civile, les tendances bureaucratiques dans le parti et l'administration d'Etat commencèrent à se cristalliser dans une couche bureaucratique. En 1923, Lénine était de plus en plus diminué physiquement. La bureaucratie du parti en plein développement, contrôlée par J.V. Staline, commençait à prendre conscience d’elle-même. A l'automne de cette année, une Opposition de gauche hétéroclite, dirigée par Léon Trotsky, ouvrit les hostilités contre la montée du bureaucratisme et réclama un programme d'industrialisation planifiée. Le débat qui s'ensuivit dans la presse du parti fut bientôt étouffé. La Conférence du Parti convoquée pour janvier 1924 fut tellement truquée qu'il ne fut accordé à l'Opposition que trois délégués alors même qu'elle avait remporté 25 à 30 % des voix dans les organisations du parti de Moscou et de Pétrograd.
Même si cela n'apparut de façon claire que rétrospectivement, cette conférence marqua le début du Thermidor soviétique, le point décisif où la caste bureaucratique confisqua le pouvoir politique à la classe ouvrière soviétique (voir « Bilan critique – Trotsky et l'Opposition de gauche russe », Spartacist édition française n° 34, automne 2001). A partir de ce moment, ceux qui dirigeaient l'URSS, la manière dont l'URSS était dirigée, et les objectifs en vue desquels elle était dirigée, tout cela changea. La vision nationaliste de la bureaucratie trouva son expression dans la proclamation par Staline à l’automne 1924 de la « théorie » antimarxiste du « socialisme dans un seul pays ».
Contrairement à la Révolution bolchévique de 1917, la Révolution de 1949 en Chine fut le résultat d'une guerre de guérilla victorieuse dirigée par le PCC et l'Armée populaire de libération (APL), qui exclut dès le début le prolétariat du pouvoir politique. A la différence de la bourgeoisie russe, qui avait été de facto détruite en tant que classe possédante, la bourgeoisie chinoise a réussi à survivre en tant que classe cohérente en s'installant à Taïwan, à Hongkong et d'autres endroits dans la zone du Pacifique sous la protection de l'impérialisme américain et britannique. La Révolution chinoise n'en fut pas moins une énorme défaite pour les impérialistes, défaite confirmée par l'intervention de l'APL dans la guerre de Corée en 1950-1953, qui empêcha que la Corée du Nord soit submergée par les impérialistes américains et leur régime fantoche de la Corée du Sud.
La banqueroute du maoïsme
Marqué par un volontarisme et un aventurisme économique extrêmes, le pouvoir maoïste chercha à transformer le pays pauvre qu'était la Chine en une puissance mondiale « socialiste » au moyen de l'autarcie économique dans le cadre d'une économie bureaucratiquement centralisée. Dans cette perspective nationaliste étaient contenus les germes de la mise en œuvre des « réformes de marché » par la bureaucratie sous le règne de Deng Xiaoping, qui, lui aussi, cherchait à hisser la Chine au statut de « grande puissance ». Aujourd'hui, le noyau central de la bureaucratie ne garde aucun attachement subjectif à l'ordre socialiste ; elle préserve la propriété collectivisée uniquement dans la mesure où elle craint le prolétariat.
L'époque de Mao était loin d'être égalitaire et socialiste. Le « grand bond en avant » fut une tentative d'industrialisation à marche forcée en utilisant le travail des seules masses paysannes. Un épisode caractéristique fut la construction de milliers de petits « hauts fourneaux des cours de ferme » dans les villages. Cette aventure économique se termina par un effondrement économique total, et conduisit à une famine dévastatrice. La « grande révolution culturelle prolétarienne » de Mao en 1966-1976 – une lutte de factions convulsive au sein de la bureaucratie, lancée par Mao pour regagner l'autorité qu'il avait perdue après le fiasco du « grand bond en avant » – désorganisa l'économie et mit l'éducation au point mort. Le caractère antiprolétarien de la « révolution culturelle » se manifesta notamment par le recours aux « gardes rouges » pour briser une grève générale menée par les cheminots à Shanghaï en 1967. Confrontée aux ravages provoqués par les « dix années perdues », la bureaucratie, deux ans après la mort de Mao en 1976, se tourna vers Deng Xiaoping, qui engagea les « réformes de marché » au nom de la modernisation du pays.
Bien que Mao et Deng soient souvent présentés comme radicalement opposés, ils sont en fait les deux faces de la même médaille, comme on l'a vu avec l'alliance antisoviétique de la Chine avec l'impérialisme US. Après plusieurs années d'affrontements nationalistes entre les bureaucraties de Moscou et de Pékin, Mao déclara à la fin des années 1960 que le « social-impérialisme soviétique » représentait un danger encore plus grand que les Etats-Unis. En 1972, Mao accueillait en grande pompe le président américain Richard Nixon à Pékin, au moment même où les avions américains bombardaient le Vietnam. Renforçant cette alliance, le régime de Deng travailla en tandem avec la CIA pour aider les tueurs moudjahidins afghans qui combattaient contre la présence de l'armée soviétique en Afghanistan dans les années 1980 (voir « China and the US "War on Terror" » [« La Chine et la "guerre contre le terrorisme" américaine », Workers Vanguard n° 776, 8 mars]). L'alliance antisoviétique de la Chine avec les Etats-Unis apporta une contribution cruciale aux efforts de l'impérialisme pour détruire l'Etat ouvrier dégénéré soviétique, qui constituait le contre-poids militaire à l'impérialisme US. Cette alliance antisoviétique a aussi jeté les bases de la pénétration économique impérialiste dans l'Etat ouvrier déformé chinois.
Actuellement, le régime de Pékin prêche que la Chine doit devenir une puissance forte et moderne à travers une plus grande intégration dans le marché mondial capitaliste. Ce rêve nationaliste vise à tromper les masses qui se détournent de plus en plus de la bureaucratie. Il sert aussi à tisser des liens commerciaux et en fin de compte politiques et sociaux avec la bourgeoisie chinoise expatriée. Depuis le début des « réformes de marché », le régime de Deng a fait appel avec insistance aux capitalistes chinois. Les ZES ont été établies initialement près de Hongkong et de Macao et le long de la côte en face de Taïwan, dans le but d'encourager les investissements des capitalistes chinois expatriés, qui conservent des liens linguistiques et familiaux avec ces régions. Après 1979, la bourgeoisie expatriée représentait 80 % des investissements étrangers en Chine continentale, et elle en représente aujourd'hui plus de la moitié. Les liens de la classe capitaliste chinoise expatriée avec le continent constituent un canal utile pour les investissements occidentaux et japonais en Chine.
La plus grande partie des investissements du capital chinois a été réalisée en partenariat avec les « princes héritiers », les fils et les filles des grosses légumes du gouvernement de Pékin et des hauts responsables du PCC. Jasper Becker, dans son livre The Chinese (Free Press [2000]), décrit ainsi la couche des jeunes Chinois privilégiés qui ont étudié à l'étranger :
« Ils sont passés par les mêmes universités américaines que les enfants des capitalistes et des responsables du KMT [Guomindang] qui ont fui à Hongkong ou à Taïwan en 1949, et ils partagent maintenant le même mode de vie et les mêmes aspirations. Beaucoup soit possèdent leurs propres entreprises, soit sont associés dans des joint-ventures avec ces capitalistes chinois expatriés. Ils voyagent à l'étranger, ont souvent une grande partie de leur fortune mise à l'abri à l'étranger, ou possèdent un passeport étranger. On peut se demander ce qu'ils feront de leur fortune et de leur pouvoir quand les anciennes générations quitteront la scène, mais il est possible qu'ils puissent conduire la Chine dans la direction politique qu'ont inaugurée Taïwan et Hongkong. »
http://www.icl-fi.org/francais/oldsite/Chine160-161.HTM
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